Introduction
Si Game of Thrones raconte les luttes sanglantes des sept grandes familles de Westeros pour le Trône de Fer, le Bǎijiā Xìng (les Cent Noms de Famille) chinois est une autre forme de "jeu du pouvoir" — avec seulement quatre caractères, "Zhào Qián Sūn Lǐ", il résume toute la configuration politique du début de la dynastie Song du Nord.
Dans la Chine du Xe siècle, l'empereur Song Taizu, Zhao Kuangyin, venait d'unifier le pays. Qian Chu, roi du royaume de Wuyue, hésitait encore à se soumettre à la dynastie Song. Li Yu, dernier souverain des Tang du Sud, écrivait dans son palais de Jinling : "Demande à ton cœur combien de chagrins il peut contenir". C'est dans cette époque tumultueuse qu'un lettré de la région de Wuyue prit son pinceau pour rédiger un manuel d'apprentissage apparemment simple, mais dont les quatre premiers caractères classaient immédiatement les quatre forces politiques les plus importantes de l'époque.
Ce n'était pas une coïncidence, mais une conception délibérée. L'ordre du Bǎijiā Xìng n'était pas basé sur la démographie, mais sur un "positionnement politique" soigneusement orchestré. Mille ans plus tard, lorsque nous relisons ces noms de famille, nous pouvons presque entendre les échos des changements de pouvoir au début des Song du Nord.
I. Qu'est-ce que le Bǎijiā Xìng ?
Dans la culture chinoise, si l'on devait choisir le manuel d'apprentissage le plus influent, le Bǎijiā Xìng serait certainement un candidat de choix. Avec le Sānzì Jīng (Classique en trois caractères) et le Qiānzì Wén (Classique des mille caractères), il forme le trio des "Trois Cent Mille", les trois manuels obligatoires pour les enfants dans la Chine ancienne. Mais contrairement au Sānzì Jīng, qui enseigne la morale, et au Qiānzì Wén, qui enseigne les caractères, la mission du Bǎijiā Xìng est plus spécifique : il enseigne aux enfants la réponse à la question "Qui es-tu ?".
Composé dans une époque troublée
Le Bǎijiā Xìng est né au début de la dynastie Song du Nord, vers la fin du Xe siècle. Selon les recherches du savant Wang Mingqing des Song du Sud, ce livre a été compilé par un lettré de la région de Qiantang (aujourd'hui Hangzhou, Zhejiang) du royaume de Wuyue. C'est un tournant crucial de l'histoire chinoise : en 960, Zhao Kuangyin, par le "Coup d'État de Chenqiao", fonda la dynastie Song, mettant fin à la période de fragmentation des Cinq Dynasties et des Dix Royaumes. Mais à l'époque, tous les territoires n'étaient pas encore intégrés à l'empire Song. Les royaumes de Wuyue et des Tang du Sud, deux puissances régionales fortes, coexistaient encore avec les Song.
C'est dans cette période d'instabilité politique et de luttes subtiles entre forces que le Bǎijiā Xìng a vu le jour. Son auteur, vivant dans le royaume de Wuyue, devait à la fois honorer l'empereur Song unificateur et ménager la face de son propre souverain. Cet équilibre politique délicat se reflète dans l'ordre des premiers noms du Bǎijiā Xìng.

Figure 1 : Carte politique du début des Song du Nord.
La sagesse du rythme à quatre caractères
Ce qui rend le Bǎijiā Xìng unique, c'est sa forme littéraire : des phrases de quatre caractères, toutes rimées. Le début est :
"Zhào Qián Sūn Lǐ, Zhōu Wú Zhèng Wáng, Féng Chén Chǔ Wèi, Jiǎng Shěn Hán Yáng"
Cet ordre semble simple, mais il est très ingénieux. Le rythme des quatre caractères le rend facile à lire et à mémoriser pour les enfants. Comme les comptines ou les nursery rhymes occidentales, ce rythme est la clé de la mémorisation.
La version originale du Bǎijiā Xìng contenait 411 noms de famille, et les éditions successives l'ont enrichi pour atteindre une version de 504 noms, dont 444 noms simples et 60 noms composés. "Cent noms de famille" n'est pas littéral, mais une approximation, semblable à l'usage de "hundreds of" en anglais, signifiant "beaucoup".
Une influence culturelle qui traverse les siècles
Le Bǎijiā Xìng n'est pas qu'une simple liste de noms de famille. Dans l'histoire de l'éducation chinoise, c'était un manuel obligatoire pour tout enfant. De la dynastie Song à la dynastie Qing, pendant près d'un millénaire, d'innombrables enfants chinois ont commencé leur parcours scolaire en récitant "Zhào Qián Sūn Lǐ".
Cette tradition éducative a une profonde signification. En Occident, on peut découvrir son identité familiale à travers les blasons familiaux (family crest) ou les arbres généalogiques (family tree). En Chine, le nom de famille est en lui-même le marqueur d'identité le plus important. Apprendre le Bǎijiā Xìng aide les enfants à développer un sentiment d'appartenance à la famille et au clan, et à comprendre leur place dans le vaste réseau social chinois.
Mais ce qui est intéressant, c'est que malgré sa transmission pendant près d'un millénaire, l'ordre du Bǎijiā Xìng n'a jamais changé. Même sous la dynastie Ming, où l'empereur portait le nom de "Zhū" et non "Zhào", ou sous la dynastie Qing, où les dirigeants étaient Mandchous et non Han, "Zhào Qián Sūn Lǐ" est resté le début. Cette inertie historique a fait du Bǎijiā Xìng une photographie historique figée, enregistrant de manière permanente les événements politiques du début des Song du Nord.
II. Les secrets politiques de l'ordre "Zhào Qián Sūn Lǐ"
Revenons maintenant à la fin du Xe siècle en Chine pour découvrir les histoires de pouvoir derrière ces quatre noms.
Zhào : Le nom de famille de l'empereur
Le nom "Zhào" est en première position pour une raison évidente : c'est le nom impérial de la dynastie Song du Nord.
En 960, Zhao Kuangyin, général des Zhou postérieurs, lança un coup d'État à Chenqiao (aujourd'hui Kaifeng, Henan), revêtit la robe jaune et fonda la dynastie Song, devenant l'empereur Song Taizu. Il mit fin à la fragmentation des "Cinq Dynasties et Dix Royaumes" qui durait depuis 907 et réunifia la majeure partie de la Chine.
Dans la Chine ancienne, placer le nom de famille de l'empereur régnant en première position était une coutume appelée "honorer le nom de l'État". Cela rappelait la place prééminente du roi dans une salle de réception médiévale européenne, où tous les nobles devaient lui rendre hommage. En fait, le Qiānjiā Xìng (Mille Noms de Famille) de la dynastie Ming plaçait "Zhū" en premier, car l'empereur Ming portait ce nom.

Figure 2 : Portrait de l'empereur Song Taizu, Zhao Kuangyin. En 960, il lança un coup d'État pour remplacer les Zhou postérieurs par la dynastie Song, événement connu sous le nom de "Coup d'État de Chenqiao".
Qián : Le choix sage d'un petit royaume
Le nom "Qián" en deuxième position est intéressant. Il représente le nom impérial du royaume de Wuyue.
Wuyue était un régime séparatiste des Cinq Dynasties et Dix Royaumes, fondé par Qian Liu en 907, couvrant l'actuel Zhejiang et le sud du Jiangsu. Qian Liu est une figure légendaire de l'histoire chinoise : non seulement un brillant commandant militaire, mais aussi un dirigeant éclairé qui promut des politiques de protection du peuple et fit de Wuyue l'une des régions les plus prospères et stables de cette époque.
Mais à la fin du Xe siècle, Wuyue faisait face à un choix difficile : rester indépendant ou se soumettre à la puissante dynastie Song. Qian Chu, le petit-fils de Qian Liu et dernier roi de Wuyue, était un dirigeant pragmatique. Voyant la puissance grandissante des Song, il comprit que la résistance ne mènerait qu'à la guerre et à la souffrance. En 978, il se soumit volontairement aux Song, intégrant pacifiquement Wuyue dans l'empire.
Ce fut une unification pacifique rare dans l'histoire chinoise. L'empereur Song Taizong (frère de Zhao Kuangyin) apprécia la sagesse de Qian Chu, le nomma roi et préserva la position et la richesse de la famille Qian de Wuyue. Ainsi, placer "Qián" en deuxième position était à la fois un hommage au régime régional et une reconnaissance de la contribution de la famille Qian à l'unification.
Sūn : L'honneur de la reine
Le nom "Sūn" en troisième position nécessite une clarification historique.
Selon des recherches académiques, "Sūn" ne fait pas référence à l'épouse principale de Qian Liu, le fondateur de Wuyue (dont le nom de famille était Wú, connue sous le nom de "Dame Zhuāngmù Wú"), mais à l'épouse principale de Qian Chu, le dernier roi de Wuyue, nommée Sun Taizhen.
Après que Qian Chu ait intégré Wuyue aux Song, Sun Taizhen suivit son mari à la cour des Song, devenant une dame respectée. Placer son nom en troisième position était un double hommage à la famille royale de Qian et à sa reine.
Cette pratique consistant à mentionner séparément le nom de famille d'une reine ou d'une dame noble était courante dans la Chine ancienne, semblable à la façon dont les reines médiévales européennes conservaient leur nom de famille de naissance, soulignant l'importance politique des alliances matrimoniales. En fait, les quatre noms suivant "Zhào Qián Sūn Lǐ" — "Zhōu Wú Zhèng Wáng" — sont, selon les recherches, les noms de famille d'autres épouses de Qian Liu, fondateur de Wuyue. Cela confirme que l'ordre du Bǎijiā Xìng était centré sur la perspective de Wuyue.
Lǐ : La complainte du poète-empereur
Le nom "Lǐ" en quatrième position représente le nom impérial des Tang du Sud.
Les Tang du Sud étaient un autre puissant régime séparatiste des Cinq Dynasties et Dix Royaumes, fondé en 937, avec pour capitale Jinling (aujourd'hui Nanjing, Jiangsu). Le dernier empereur des Tang du Sud, Li Yu, est l'un des poètes-empereurs les plus célèbres de l'histoire chinoise. Ses poèmes, comme "Demande à ton cœur combien de chagrins il peut contenir, pareil à l'eau du fleuve qui coule vers l'est" ou "Les fleurs du printemps et la lune d'automne, quand finiront-elles ?", sont immortels.
Mais Li Yu n'était pas un bon empereur. En 975, l'empereur Song Taizu, Zhao Kuangyin, mena une armée vers le sud et anéantit les Tang du Sud. Li Yu et sa famille furent faits prisonniers et emmenés à Kaifeng, la capitale des Song. Il reçut le titre de "Marquis qui a désobéi au mandat du ciel" (Wéimìng Hóu), un titre satirique. Finalement, Li Yu mourut de chagrin à Kaifeng, selon la légende, empoisonné par l'empereur Song Taizong.
Placer le nom "Lǐ" en quatrième position reconnaissait l'importance des Tang du Sud en tant que régime majeur des Cinq Dynasties, tout en reflétant les relations géopolitiques entre Wuyue et les Tang du Sud — deux États voisins, à la fois concurrents et partenaires.

Figure 3 : Portrait de Li Yu, dernier empereur des Tang du Sud. En 975, les armées Song prirent Jinling, mettant fin aux Tang du Sud. Li Yu se rendit, fut emmené à Bianjing (Kaifeng) et reçut le titre de "Marquis qui a désobéi au mandat du ciel" par l'empereur Song Taizu, commençant une vie d'humiliation en captivité. Bien qu'incompétent en politique, Li Yu était un artiste exceptionnel : calligraphe, peintre, musicien, poète et écrivain de grand talent, surtout connu pour ses poèmes.
La logique de l'ordre du pouvoir
En résumé, la logique de l'ordre "Zhào Qián Sūn Lǐ" est la suivante :
- Zhào — L'empereur des Song, puissance unificatrice, pouvoir suprême
- Qián — Le roi de Wuyue, puissance régionale soumise pacifiquement
- Sūn — L'épouse principale du roi de Wuyue, alliance matrimoniale royale
- Lǐ — Le souverain des Tang du Sud, ancien rival vaincu
Ce n'est pas un simple classement de noms, mais une carte des relations politiques subtiles. Elle montre la sagesse de l'auteur du Bǎijiā Xìng : honorer la cour centrale tout en glorifiant le pouvoir local, reconnaître la configuration réelle du pouvoir tout en enregistrant la complexité historique.
Cette approche contraste fortement avec les classements modernes basés sur la démographie. Si l'on regarde le classement actuel des noms de famille en Chine, les cinq premiers sont : Wáng, Lǐ, Zhāng, Liú, Chén. Dans le Bǎijiā Xìng, ces grands noms modernes sont classés beaucoup plus bas : Lǐ en 4e, Wáng en 8e, Chén en 10e, Zhāng en 24e, et Liú même en 252e position !
Les chercheurs pensent que la position très basse de "Liú" pourrait être liée au fait que le dirigeant du régime ennemi des Song, les Han du Nord, portait ce nom. Cela prouve une fois de plus que l'ordre du Bǎijiā Xìng n'était pas aléatoire, mais le fruit d'une conception politique méticuleuse.
III. L'impact d'un petit livre
Comment un manuel d'apprentissage compilé il y a mille ans a-t-il pu avoir un impact aussi profond sur la culture chinoise ? Plusieurs raisons expliquent cela.
Fonction éducative : Une vie commençant par "Zhào Qián Sūn Lǐ"
Dans la Chine ancienne, l'éducation d'un enfant commençait généralement ainsi : vers quatre ou cinq ans, il apprenait d'abord le Bǎijiā Xìng et le Qiānzì Wén, pour reconnaître les caractères et se familiariser avec les noms de famille ; un peu plus grand, il apprenait le Sānzì Jīng, découvrant les principes moraux de base et l'histoire ; puis, il commençait l'étude des classiques comme les Quatre Livres et les Cinq Classiques.
En tant que premier manuel, le Bǎijiā Xìng ne servait pas seulement à apprendre à lire. Il faisait comprendre aux enfants dès le plus jeune âge que le nom de famille est l'un des marqueurs d'identité les plus importants. Dans la culture chinoise, lorsqu'on se présente, on dit d'abord son nom de famille, puis son prénom. "Je m'appelle Zhāng" ou "Je suis un membre de la famille Lǐ", cette expression place clairement une personne dans le réseau familial.
Cela contraste avec la culture occidentale moderne, plus individualiste. En Occident, on présente généralement d'abord son prénom (first name), puis son nom de famille (last name), mettant l'accent sur l'unicité de l'individu. En Chine, on mentionne d'abord le nom de famille, soulignant la famille à laquelle on appartient, le groupe auquel on est lié. Le Bǎijiā Xìng est le manuel d'initiation à cette conception culturelle.
Transmission culturelle : L'identité sanguine derrière les noms
Une autre fonction importante du Bǎijiā Xìng est de renforcer le sentiment d'appartenance à la famille et au clan chez les Chinois.
Dans la société traditionnelle chinoise, le même nom de famille indique souvent une parenté éloignée. Même si deux personnes vivent aux extrémités du pays et ne se sont jamais rencontrées, le fait de découvrir qu'elles partagent le même nom de famille crée une étrange proximité. "Nous sommes de la même famille", "Nous étions une même famille il y a cinq cents ans", ces expressions sont très courantes en Chine.
Cette identification par le nom de famille a joué un rôle important dans l'organisation sociale à travers l'histoire. En l'absence de systèmes gouvernementaux et juridiques modernes, la famille et le clan étaient les réseaux sociaux les plus importants. Si vous rencontriez des difficultés loin de chez vous, trouver une personne du même nom de famille pouvait vous apporter de l'aide. De nombreux grands noms de famille possédaient leurs propres temples ancestraux (ancestral hall) et généalogies (family genealogy), documentant des centaines, voire des milliers d'années d'histoire familiale.
En énumérant 504 noms de famille, le Bǎijiā Xìng permet à chaque Chinois de trouver sa place. C'est comme une vaste carte familiale qui inclut tous les Chinois.
Symbole politique : La mémoire du pouvoir
À un niveau plus profond, le Bǎijiā Xìng est aussi un symbole politique. Son ordre reflète une tradition chinoise : le pouvoir détermine le statut, le statut détermine l'ordre.
Cette tradition de "classement par pouvoir" se manifeste de multiples façons dans l'histoire chinoise. Par exemple, lors des banquets anciens, les places étaient strictement ordonnées selon le rang ; dans les documents officiels, l'ordre des noms devait refléter les distinctions hiérarchiques ; même au sein de la famille, l'ordre d'âge et de génération était strictement respecté.
Le Bǎijiā Xìng enseigne cette notion de hiérarchie à chaque enfant chinois. Il apprend que le nom de l'empereur est toujours en premier, celui des nobles ensuite, et celui des roturiers plus loin. Cette éducation, tout en contribuant à maintenir l'ordre social, renforce également les conceptions hiérarchiques.
Mais ce qui est intéressant, c'est que l'ordre du Bǎijiā Xìng, bien qu'issu de la politique, a transcendé la politique. Même après la chute de la dynastie Song, alors que la famille Zhao ne régnait plus sur la Chine, les gens continuaient de réciter "Zhào Qián Sūn Lǐ". Cela a fait du Bǎijiā Xìng un symbole culturel qui dépasse les dynasties, figé de manière permanente dans cet instant historique du début des Song du Nord.
Influence outre-mer : Le lien culturel des Chinois d'outre-mer
Il est également notable que le Bǎijiā Xìng a suivi les traces des Chinois à travers le monde. Dans les communautés chinoises d'Asie du Sud-Est, d'Amérique du Nord et d'Europe, de nombreuses écoles chinoises enseignent encore le Bǎijiā Xìng. Pour les enfants chinois nés et élevés à l'étranger, apprendre le Bǎijiā Xìng n'est pas seulement apprendre le chinois, mais aussi établir un lien avec la culture chinoise.
Lorsqu'un enfant chinois né à New York ou à Londres commence à réciter "Zhào Qián Sūn Lǐ, Zhōu Wú Zhèng Wáng", il participe au même rituel culturel qu'un enfant chinois d'il y a mille ans. Cette transmission culturelle à travers le temps et l'espace est la force vitale la plus puissante du Bǎijiā Xìng.
IV. Annexe : Texte intégral du Bǎijiā Xìng (avec pinyin)
Voici le texte complet du Bǎijiā Xìng, comprenant 504 noms de famille, dont 444 noms simples et 60 noms composés.
zhào qián sūn lǐ, zhōu wú zhèng wáng赵 钱 孙 李,周 吴 郑 王
féng chén chǔ wèi, jiǎng shěn hán yáng冯 陈 楚 卫,蒋 沈 韩 杨
zhū qín yóu xǔ, hé lǚ shī zhāng朱 秦 尤 许,何 吕 施 张
kǒng cáo yán huà, jīn wèi táo jiāng孔 曹 严 华,金 魏 陶 姜
qī xiè zōu yù, bǎi shuǐ dòu zhāng戚 谢 邑 喻,柏 水 窦 章
yún sū pān gě, xī fàn péng láng云 苏 潘 葛,奈 范 彭 郎
lǔ wéi chāng mǎ, miáo fèng huá fāng鲁 韦 昌 马,苗 冯 花 方
yú rén yuán liǔ, fēng bào shǐ táng俞 任 袁 柳,酆 鲍 史 唐
fèi lián cén xuē, léi hè ní tāng费 廉 岑 薛,雷 贺 倪 汤
téng yīn luó bì, hǎo wū ān cháng滕 殷 罗 毕,郝 邬 安 常
lè yú shí fù, pí biàn qí kāng乐 于 时 傅,皮 卞 齐 康
wǔ yú yuán bǔ, gù mèng píng huáng伍 余 元 卜,顾 孟 平 黄
hé mù xiāo yǐn, yáo shào zhàn wāng和 穆 萧 尹,姚 邵 湛 汪
qí máo yǔ dí, mǐ bèi míng zāng祁 毛 禹 狄,米 贝 明 臧
jì fú chéng dài, tán sòng máo páng计 伏 成 戴,谈 宋 茅 庞
xióng jì shū qū, xiàng zhù dǒng liáng熊 纪 舒 屈,项 祝 董 梁
dù ruǎn lán mǐn, xí jì má qiáng杜 阮 蓝 闽,席 季 麻 强
jiǎ lù lóu wēi, jiāng tóng yán guō贾 路 娄 危,江 童 颜 郭
méi shèng lín diāo, zhōng xú qiū luò梅 盛 林 刁,钟 徐 丘 骆
gāo xià cài tián, fán hú líng huò高 夏 蔡 田,樊 胡 凌 霍
yú wàn zhī kē, zǎn guǎn lú mò虞 万 支 柯,昃 管 卢 莫
jīng fáng qiú miào, gān xiě yīng zōng经 房 裘 缪,干 解 应 宗
dīng xuān bì dèng, yù shàn háng hóng丁 宣 贲 邓,郁 单 杭 洪
bāo zhū zuǒ shí, cuī jí niǔ gōng包 诸 左 石,崔 吉 钮 龚
chéng jī xíng huá, péi lù róng wēng程 嵇 邢 滑,裴 陆 荣 翁
xún yáng yú huì, zhēn qū jiā fēng荀 羊 于 惠,甄 曲 家 封
ruì yì chǔ jìn, jí bǐng mí sōng芘 羽 储 靳,汲 邴 糸 松
jǐng duàn fù wū, wū jiāo bā gōng井 段 富 巫,乌 焦 巴 弓
mù kuí shān gǔ, chē hóu mì péng牧 隗 山 谷,车 侯 宓 蓬
quán xī bān yǎng, qiū zhòng yī gōng全 郗 班 仰,秋 仲 伊 宫
níng chóu luán bào, gān tōu lì róng宁 仇 栾 暴,甘 钞 厉 戎
zǔ wǔ fú liú, jǐng zhān shù lóng祖 武 符 刘,景 詹 束 龙
yè xìng sī sháo, gào lí jì bó叶 幸 司 韶,郜 黎 蘚 薄
yìn sù bái huái, pú tái cóng è印 宿 白 怀,蒲 邰 从 鄂
suǒ xián jí lài, zhuó lìn tú méng索 咸 籍 赖,卓 蔺 屠 蒙
chí qiáo yīn yù, xū nài cāng shuāng池 乔 阴 郁,胥 能 苍 双
wén shēn dǎng zhái, tán gòng láo páng闻 莘 党 翟,谭 贡 劳 逄
jī shēn fú dǔ, rǎn zǎi lì yōng姬 申 扶 堵,冉 宰 郦 雍
xì qú sāng guì, pú niú shòu tōng郤 璩 桑 桂,濮 牛 寿 通
biān hù yān jì, jiá pǔ shàng nóng边 扈 燕 冀,郏 浦 尚 农
wēn bié zhuāng yàn, chái qú yán chōng温 别 庄 晏,柴 瞿 阎 充
mù lián rú xí, huàn ài yú róng慕 连 茹 习,宦 艾 鱼 容
xiàng gǔ yì shèn, gē liào yǔ zhōng向 古 易 慎,戈 廖 庭 终
jì héng bù dū, gěng mǎn hóng kuāng暨 衡 步 都,耿 满 弘 匡
guó wén kòu guǎng, lù què dōng ōu国 文 寇 广,禄 阙 东 欧
shū wò lì gài, wèi yuè kuí lóng殳 沃 利 蔣,蔚 越 夔 隆
shī gǒng shè niè, cháo gōu áo róng师 巩 厂 聂,晁 勾 敖 融
lěng zī xīn kàn, nà kuí zǔ sòng冷 訾 辛 阚,那 简 饶 空
zēng wú jù shā, niè yǎng yáng fēng曾 毋 沙 乜,养 鞠 须 丰
cháo guān kuǎi xiāng, zhā hòu jīng hóng巢 关 蒯 相,查 后 荆 红
yóu zhú quán lù, gě yì huán gōng游 竹 权 麓,盖 益 桓 公
Noms de famille composés (60) :
wàn sì, sī mǎ, shàng guān, ōu yáng万俟 司马 上官 欧阳
xià hóu, zhū gě, wèn rén, dōng fāng夏侯 诸葛 闻人 东方
chì sūn, gōng yáng, tán tái, gōng yě赫连 公羊 澹台 公冶
zōng zhèng, pú yáng, chún yú, chán yú宗政 濮阳 淳于 单于
tài shū, shēn tú, gōng sūn, zhòng sūn太叔 申屠 公孙 仲孙
xuān yuán, lìng hú, zhōng lí, yǔ wén轩辕 令狐 钟离 宇文
zhǎng sūn, mù róng, xiān yú, lǚ qiū长孙 慕容 鲜于 闾丘
sī tú, sī kōng, qí guān, sī kòu司徒 司空 亟官 司寇
zhǎng, dū, zǐ chē, zhuān sūn, duān mù仙 督 子车 颛孙 端木
wū mǎ, gōng xī, qī diāo, yuè zhèng巫马 公西 漆雕 乐正
rǎng sì, gōng liáng, tuò bá, jiā gǔ壤驷 公良 拓跋 夹谷
zǎi fù, gǔ liáng, jìn, chǔ, yán, fǎ宰父 谷梁 晋 楚 闫 法
rǔ, yān, tú, qīn, duàn gān, bǎi lǐ汝 鄭 涂 钦 段干 百里
dōng guō, nán mén, hū yán, guī, hǎi东郭 南门 呼延 归 海
yáng shé, wēi shēng, yuè shuài, gōu, mèng羊舌 微生 岳帅 缑 亢
kòng, hè, lài, qín, liáng qiū, zuǒ qiū亢 后 有 琴 梁丘 左丘
dōng mén, xī mén, shāng, móu, shé东门 西门 商 牟 佘
nán, bó, mǎ, yáng rén, mò, hā, qiáo佴 伯 赏 南宫 墨 哈 谯
dá, nián, ài, yáng, tóng, dì wǔ笪 年 爱 阳 佟 第五
yán, fú, bǎi jiā xìng zhōng言 福 ,百家姓终
Note : Le texte intégral du Bǎijiā Xìng est organisé selon les versions traditionnelles, avec 504 noms de famille. Chaque phrase de quatre caractères partage la même rime, facilitant la mémorisation et la récitation. Cette forme versifiée est une caractéristique importante de l'éducation de base de la Chine ancienne.

